Dans ce numéro

Joël Roman tire pour nous quelques leçons du congrès de Toulouse, en insistant sur les responsabilités que nous nous devons d'assumer pour « faire face » à la situation actuelle plus que préoccupante de notre pays, comme nous le recommande l'éditorial et le souligne notre prise de position au sujet de la chasse aux Roms. « La science a-t-elle le même sens pour tous ? » Telle est la question de fond posée par Jean-Marc Lévy-Leblond aux participants du débat organisé par Diasporiques et illustré en couverture de ce numéro par l'imagination et le talent de Tudor Banus. Suit une autre interrogation, qui complète les réflexions que nous avions engagées autour du livre de Shlomo Sand et prolongées par le débat du numéro 9 de la revue sur le « roman national » : qu'est-ce que la science et plus spécifiquement la génétique nous apprennent sur l'histoire des peuples ? Maurice Mourier expose ensuite le dernier volet de son triptyque : « Où, décidément, Candide peut-il avoir envie de vivre aujourd'hui ? ». Philippe Lazar, respectueux de la diversité linguistique, prend le contre-pied du mythe de la Tour de Babel. Vivre ailleurs ? Trois articles évoquent les problèmes identitaires associés aux migrations, volontaires ou non : ceux de Young-Lee Rim-Fuster (sur le réseau international des femmes coréennes), de Sylvie Quesemand Zucca (sur les conséquences culturelles des changements de patronyme) et de Lenita Perrier (sur la niche artistique des Afro-Brésiliens de Paris). « En quoi l'éducation artistique est-elle un vecteur privilégié du dialogue interculturel ? », se demande pour nous Jean-Marc Lauret, pendant que Charles Conte nous invite à approfondir nos réflexions sur les suites lointaines de la colonisation et qu'Yves Plasseraud nous fait découvrir comment certains Lituaniens essaient, non sans difficultés, de contrer l'occultation mémorielle de la Shoah dans leur pays. Suivent les rubriques récurrentes de Diasporiques/Cultures en mouvement : la recension de quelques livres, la Revue des revues de Georges Wajs et les Chroniques de Charles Conte avec lesquelles nous renouons avec plaisir. L'encart d'Anne-Emmanuelle Lazar, complété par un « patron » de tapis volant pour les Diasporikids, porte cette fois-ci sur l'image de la Perse dans le royaume de France. Il donne à Sylvie Kuczynski l'occasion de nous régaler par la pensée dès la lecture de ses recettes, en l'occurrence de recettes de quelques plats traditionnels persans fort alléchants. Et ce sont de très beaux poèmes du grand poète et écrivain iranien en exil Reza Barahéni qui sont égrenés au fil des pages de la revue, parfaitement traduits pour nous par Clément Marzieh.

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